Se faire une place sur Internet (1/4) : le webdesign

Pour espérer sortir du lot, à travers la jungle des sites aux slogans accrocheurs et aux couleurs acidulées, une bonne approche du webdesign nous paraît nécessaire, voire essentielle. Cette discipline était à l’origine la chasse gardée des premiers programmeurs ; elle est maintenant considérée à juste titre comme un outil de marketing, de communication et de différenciation, pour rendre unique l’expérience utilisateur.

L’évolution du webdesign va de pair avec celle d’Internet. C’est d’abord une question de mode : les styles graphiques changent, les grandes agences ouvrent la marche et font des émules (qui n’a jamais été en extase devant les réalisations du studio 2advanced ?), les courants minimalistes font la joie des esthètes… C’est ensuite une question d’outils : la danse du versionning a permis aux aficionados d’Adobe de soigner leurs images, leurs petites puces ou leurs fonds. L’apparition du Flash, l’interprétation des SWF dans les navigateurs et les taux d’équipement du plug-in Flash Player sur les ordinateurs ont permis à l’animation d’acquérir ses lettres de noblesse, mention webdesign. C’est enfin une question de tuyau : plus les vitesses de connexion à Internet sont élevées, plus le webdesigner peut se permettre d’intégrer dans son site des fichiers volumineux. C’est notamment le cas des sites exclusivement réalisés en Flash et qui utilisent cette technologie pour proposer des vidéos aux internautes.

Que nous dit Wikipédia sur le webdesign ? “L’objet du webdesign est de valoriser l’image du propriétaire du site par le biais d’éléments graphiques afin d’en renforcer son identité visuelle, néanmoins plusieurs contraintes liée à l’ergonomie et à l’accessibilité réduisent les possibilités et les libertés du designer. Un site doit avant tout répondre aux attentes des utilisateurs. Généralement un compromis doit être trouvé entre le graphisme et la sobriété nécessaires à la lecture et la navigation”. Cette définition résume bien le dilemme de tout webdesigner, qui doit constamment trouver l’équilibre parfait entre design audacieux, faisabilité technique, accessibilité et ergonomie.

On ne peut pas dissocier l’aspect visuel d’un site web et son contenu. Comme le souligne Grégory Clément (YellowPimento), “le design graphique web n’est plus qu’une coquille servant à présenter le contenu, là où (…) il pouvait être la finalité même d’un site”. Certes, cette affirmation n’est pas vraie pour tous les types de sites ; une plate-forme d’e-commerce va facilement la prendre à son compte, alors qu’un portfolio de Web Agency en sera le contre-exemple. Le webdesign doit également s’adapter à l’origine du contenu : l’approche ergonomique sera forcément différente entre un contenu produit par l’éditeur du site, et celui produit par l’utilisateur. Design et ergonomie doivent permettre la mise en valeur du véritable contenu du site, tout en préservant l’accessibilité pour le visiteur.

Le webdesigner ne doit pas oublier de prendre en compte les différentes contraintes inhérentes au réseau Internet et aux utilisateurs eux-mêmes. Les poids des pages doivent être optimisés, les images doivent être allégées, les vidéos peuvent être découpées pour répartir le temps de chargement. Ce sont également les internautes qui conditionnent la construction et le rendu d’un site Internet, à la lumière des taux d’équipement. Les résolutions d’écran, les versions des navigateurs utilisés et l’équipement en plugs-in (Flash Player, ActiveX…) peuvent parfois limiter la concrétisation d’une maquette ou d’une fonctionnalité. L’accessibilité ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la créativité.

Il n’y a pas de recette miracle, pas de template magique ! Rester centré sur l’utilisateur doit vraiment être le credo de tout webdesigner, pour pouvoir proposer un site de qualité au service de son contenu.

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2 réactions sur “Se faire une place sur Internet (1/4) : le webdesign”

  1. Alex dit :

    Vous pensez quoi des sites tels que “Mobil job” ? et des firmes (The Phone House cette semaine) qui recrutent par ce biais là ?

    Ils ont une longueur d’avance sur vous ?

  2. Jérôme dit :

    MobilJob a choisi de se spécialiser sur le support mobile. Ce n’est pas le choix que nous avons fait pour le moment, d’autant plus qu’il est difficile de consulter des CV sur un téléphone portable.

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