Les navigateurs ? Et vogue la galère…
La conception et le développement d’un site ne se limite pas à la programmation et au respect des standards du web. Les développeurs le savent bien, rien n’est plus difficile que de concevoir un site qui soit parfaitement compatible avec tous les navigateurs Internet. Et pourtant, tous sont censés respecter les mêmes règles de fonctionnement, laborieusement énoncées par le World Wide Web Consortium (W3C). Le principe des standards, c’est bien de proposer un socle commun pour optimiser l’inter-opératibilité des sites web. Malgré cela, de nombreuses différences subsistent et rendent la vie des programmeurs très très compliquée.
Les systèmes d’exploitation introduisent un premier biais dans la conception des sites : certaines fonctionnalités et aspects techniques de la navigation sont implémentés à des niveaux différents dans la structure des navigateurs. Les caractéristiques natives des navigateurs induisent parfois un traitement conditionné des développements, voire même l’impossibilité de proposer les mêmes fonctionnalités partout. C’est par exemple le cas entre Safari, navigateur d’Apple, et Internet Explorer, navigateur de Microsoft.
Tout développeur est en droit de penser qu’un code bien respectueux des standards du Web devrait se comporter exactement de la même façon partout. Ce serait trop simple ! Certains grands principes des feuilles de style sont, par exemple, interprétés différemment sur Internet Explorer et les autres navigateurs : c’est le cas des positionnements de blocs ou du calcul de leur taille dans la page. D’où la nécessité pour les programmeurs de « déformer » leur code pour qu’il s’adapte au mieux partout. C’est concrètement le genre de problème qui peut ralentir considérablement le développement d’un site, car on est parfois forcé de revenir simplement en arrière et de sacrifier un code propre sur l’autel de l’accessibilité.
On pourrait presque croire que ces singularisations sont soigneusement calculées ; en effet, les mises à jour successives des navigateurs ne règlent parfois jamais les problèmes constatés. Comme si certains, profitant de leur hégémonie sur le marché, voulaient obliger les développeurs à composer avec eux ! Pour ne pas avoir de mauvaises surprises après la mise en ligne d’un site, il existe des outils qui permettent de comparer le rendu d’un site sur différents navigateurs. Cela peut être utile pour repérer les problèmes d’interface. Pour le reste, il vaut mieux s’équiper de plusieurs ordinateurs afin de tester patiemment chaque morceau de code sur Internet Explorer, Firefox, Safari, Opéra, Camino, Netscape, Flock, Iceweasel, Konqueror… Et le coût est loin d’être négligeable…
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